Pour la première fois, l’éco-organisme Recycler Mon Véhicule s’adresse directement au grand public avec une campagne nationale. Sa cible : les propriétaires de voitures de plus de dix ans, ceux qui devront tôt ou tard se séparer de leur véhicule et qui risquent de le confier à un faux épaviste. Selon l’organisme, environ 300 000 véhicules par an échappent chaque année aux circuits légaux de destruction.
- Campagne lancée en octobre 2026 avec l’agence Monolith KLH, en vidéo sur les sites de presse régionale jusqu’au 7 novembre.
- Affichage numérique dans des hypermarchés et supermarchés de zones semi-rurales du 14 au 21 octobre.
- Public visé : 7,8 millions de personnes qui possèdent une voiture de plus de dix ans sans projet de s’en séparer.
- Message central : confier son véhicule à un centre VHU agréé, via la plateforme JeRecycleMonVehicule.fr.
Qui est derrière cette campagne ?
Recycler Mon Véhicule est l’éco-organisme de la filière des véhicules hors d’usage (VHU), financé par les constructeurs automobiles. Le média spécialisé The Media Leader a détaillé le dispositif publicitaire le 13 octobre 2026 : une vidéo diffusée sur les sites de la presse quotidienne régionale, des écrans dans les grandes surfaces, puis un reciblage sur mobile du 15 octobre au 7 novembre pour ramener vers le site de l’organisme.
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La phrase qui porte la campagne est simple : « Après toutes ces années, ne la laissez pas finir n’importe où. Confiez-la à un centre agréé. »
Pourquoi viser les voitures de plus de dix ans ?
D’après les chiffres de l’éco-organisme, 7,8 millions de personnes, soit 14 % des 15 ans et plus, possèdent une voiture de plus de dix ans et ne prévoient pas de s’en défaire. Leur âge moyen est de 56 ans, et la plupart vivent en zone rurale ou périurbaine.
Ce sont précisément ces véhicules qui, le jour où ils tombent en panne pour de bon, finissent souvent chez un intermédiaire trouvé par petite annonce ou par le bouche-à-oreille. Une voiture ancienne, peu cotée, semble ne plus rien valoir : la tentation de la laisser partir sans formalité est forte.
Un cinquième des véhicules retirés de la circulation
Le problème n’est pas marginal. Selon Recycler Mon Véhicule, cité par le magazine professionnel J2R, environ 20 % des véhicules retirés de la circulation seraient traités par des filières clandestines, soit plus de 300 000 unités par an. L’organisme demande en parallèle un renforcement des outils juridiques contre les casses illégales et soutient plusieurs projets d’amendement.
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Sa directrice générale, Vanessa Montagne, résume l’enjeu : « Nous ne pouvons pas laisser des situations de stockage sauvage perdurer pendant des années avant d’agir. » Elle ajoute que « la filière légale a besoin de l’appui de l’État ».
Ce que risque le propriétaire avec un faux épaviste
La campagne insiste sur un point que beaucoup ignorent : confier sa voiture à un professionnel non agréé ne libère pas le propriétaire. Les risques mis en avant par l’éco-organisme sont les suivants.
La responsabilité reste la vôtre
Sans certificat de destruction, le véhicule reste juridiquement rattaché à son dernier titulaire. Si la voiture est abandonnée, revendue ou utilisée dans un délit, c’est vers lui que l’on se tourne. Recycler Mon Véhicule évoque une responsabilité pénale et l’exposition à de fortes amendes.
Plaques et assurance
Autre danger : l’usurpation des plaques d’immatriculation, qui peut valoir des avis de contravention pour des infractions commises par d’autres. Et tant que la destruction n’est pas attestée, l’obligation d’assurance continue de courir.
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La pollution
Une voiture non dépolluée laisse échapper huiles, liquides de refroidissement, liquide de frein ou gaz de climatisation. C’est justement le rôle d’un centre agréé que de retirer ces éléments avant le broyage.
Comment faire détruire son véhicule dans les règles ?
La procédure officielle est décrite sur la fiche Service-Public consacrée au véhicule à détruire. Le véhicule doit être remis entier à un centre VHU agréé, ou à un organisme agréé par le constructeur. La remise d’un véhicule complet est gratuite ; le transport jusqu’au centre peut en revanche rester à votre charge selon les cas.
En échange, le centre vous remet un certificat de destruction. C’est ce document qui met fin à votre responsabilité sur le véhicule. Pensez ensuite à prévenir votre assureur pour résilier le contrat.
Pour trouver un professionnel habilité, la plateforme JeRecycleMonVehicule.fr, mise en avant par la campagne, recense les centres agréés toutes marques confondues. Un épaviste sérieux doit pouvoir vous indiquer le centre VHU agréé avec lequel il travaille et vous faire parvenir le certificat de destruction.
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Questions fréquentes
Un épaviste peut-il enlever ma voiture gratuitement ?
La remise d’un véhicule complet à un centre VHU agréé est gratuite. Selon la distance et le service, l’enlèvement à domicile peut être offert ou facturé : demandez-le avant.
Comment reconnaître un faux épaviste ?
Il ne peut pas citer de centre VHU agréé, ne remet aucun document et propose souvent de « s’occuper de tout » sans papier. Sans certificat de destruction, la démarche n’est pas valable.
Que faire si j’ai déjà cédé ma voiture sans certificat ?
Recontactez l’intermédiaire pour obtenir le nom du centre et le certificat. À défaut, gardez toute trace de l’échange et rapprochez-vous de votre préfecture ou de l’ANTS pour connaître les démarches possibles.




